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La délirante Taxe Google qui veut faire payer pour un lien hypertexte

A lire dans Taxe Google : “Télérama” dévoile le projet des éditeurs de presse le projet de loi proposé au gouvernement par l’association de la presse d’information politique et générale (IPG). Ils veulent carrément punir et taxer les liens hypertextes vers leurs supports :

« Est puni de la peine d’amende prévue au premier alinéa le défaut de versement de la rémunération due à l’auteur […] ainsi qu’à l’organisme de presse au titre de la copie privée ou de la communication publique […] mais aussi de l’utilisation de liens hypertextes ou de toute technique équivalente permettant d’accéder à des contenus de presse. »

Voici un projet d’une telle idiotie qu’il devrait nous faire rire. L’objectif est de faire payer Google pour les liens qu’il fait vers les sites de presse. Mais par extension on pourra faire payer tout le monde.

Taxe google telerama devoile le projet des editeurs de presse M93958

Le montant de la rémunération serait fonction du nombre de clics sur le lien et toutes les entreprises de presse (journaux, agences, pure players) en bénéficieraient, à condition d’être titulaires d’un numéro de commission paritaire.

Ce projet est totalement délirant. Les journaux dépensent des fortunes pour être mieux référencés, font une course à la visibilité en publiant du direct ou des sujets qui vont faire du buzz. En même temps ils veulent qu’on leur verse une rente.

Ces supports devraient sérieusement revoir leur mode de fonctionnement d’autant qu’ils ne sont pas exempts de reproches eux mêmes sur les liens et le sourcing de contenu.

Je peux comprendre que le chiffre d’affaires faramineux de Google les intéresse. Mais le vrai soucis actuellement en matière de presse serait plutôt le prix de la publicité anormalement bas. Il est temps pour la presse de travailler au développement d’un éco-système de l’information et à un financement qui ne dépende que d’elle et non de rentes inventées au grès des technologies qui apparaissent.

De mon côté j’y travaille pour les supports que je gère.