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Laurent Joffrin et la régulation d'internet

Les adversaires de toute régulation d’Internet devraient – parfois – réfléchir aux implications de leur allergie à toute application à la toile des règles professionnelles ou des lois en vigueur dans les autres médias.

Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur dans un édito La Commission Jospin et les dérives du web.

Encore une fois Laurent Joffrin met les pieds dans le plat en ce qui concerne internet et on a un peu de mal à voir où il souhaite en venir. Cette première phrase de son édito annonce la couleur. Par la suite il dénonce ces messages faux qui circulent sur internet et par le mail.

Le problème c’est qu’il confond média et outil. Le mail n’est qu’un outil. Internet aussi. Un peu comme s’il condamnait les rotatives qui impriment les journaux parce qu’une personne s’en sert pour imprimer de fausses informations. Sur internet comme sur le papier, des médias diffusent des informations vérifiées, d’autres s’en servent pour calomnier.

Ce que dénonce Joffrin plus loin est en partie vrai cependant :

une partie du public considère que ce qui circule anonymement sur le Net est plus fiable que les informations publiques et vérifiées publiées dans les journaux ou sur les sites des organes d’information qui ont pignon sur rue.

Mais il se trompe seulement de cible. Son édito penche vers une régulation d’internet et du courrier électronique alors qu’il devrait encourager à une plus grande éducation aux médias et à internet. Je dis bien aux médias, car il est important qu’un citoyen sache comprendre comment se fabrique l’information et comment elle est diffusée. Et cela quel que soit le support utilisé.

Quand j’interviens dans les collèges pour de la sensibilisation aux risques d’internet je mets toujours en garde sur la circulation de fausses informations et demande aux élèves de vérifier avant de diffuser. C’est ce que l’éducation nationale doit essayer d’inculquer et qu’elle essaie de faire avec ses moyens.