Quels annonceurs pour l'hyperlocal ?

Quand le journal La Tribune publie un article qui fâche le patron d’EDF, ce dernier décide de couper son investissement publicitaire dans le journal. Manque à gagner pour le journal : 60.000 euros.

Encore plus vrai au niveau local ?

Un épisode qui prouve par ailleurs la puissance des entreprises sur les groupes de presse qui manquent par ailleurs d’argent. Cet épisode est rendu public, mais l’argument publicitaire est manié à tous les niveaux et très régulièrement. La publicité locale n’y échappe pas.

C’est vrai venant du monde économique, mais aussi venant du monde politique. Un pouvoir d’autant plus renforcé qu’au niveau local les gros annonceurs sont moins nombreux et moins accessibles alors que les collectivités ont de grosses dépenses en communication et ne peuvent les faire que localement.

La PQR peut y faire face en partie surtout quand elle est seule sur son territoire et donc incontournable. C’est bien plus compliqué pour un site hyperlocal, dont le modèle est très fragile.

Quel modèle ?

Pour le média hyperlocal qui cherche des sources de financement la double question est toujours la même : quelles conséquences un article ou une fonctionnalité peut-il avoir sur mes revenus ? Quelles conséquences la signature d’un contrat publicitaire peut-elle avoir sur mon contenu ?

Il peut s’agir d’informations arrondies ou non dévoilées, mais aussi de fonctions limitées. Je pense là notamment aux commentaires dans les cityguides qui peuvent fâcher les magasins achetant la pub. Certains savent trouver votre téléphone quand un commentaire leur déplait.

L’idéal serait alors de pouvoir se passer de publicité. Deux solutions alors :

  • un modèle payant,
  • un modèle financé par des activités annexes.

Je ne crois pas au premier modèle. Le second modèle est une solution si on arrive à combiner les deux dans une même journée. La plupart des sites locaux, y compris aux Etats-Unis, sont tenus par une seule personne.

C’est ce dernier axe que j’ai choisi pour financer Cyberbougnat et proposant des prestations de coaching et accompagnement web sans pour autant faire une croix sur la publicité.

J’ai ainsi en tête une liste noire d’annonceurs à éviter ainsi qu’un portrait type de l’annonceur idéal :

  • marque nationale peu impliquée dans la vie locale (mais difficilement accessible pour le petit support local),
  • marque locale orientée culture ou loisirs (mais souvent pas très riche malheureusement).

D’autres idées ?