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Quatre pensées après vu The Social Network

Nous avons vu The Social Network vendredi soir. Je ne donnerai pas un avis critique sur le film. Personnellement j’ai apprécié et trouvé le film enlevé. David Fincher a réussi à ne pas me faire regarder l’heure pendant deux heures. Amusant, nous étions trois couples. Les trois filles n’ont pas aimé le film, les trois mecs si !

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En fait je voudrais revenir sur quatre grandes idées du film :

**1 – Oser peut rapporter gros
**Le film ne fait pas l’éloge de l’entreprenariat mais un peu quand même. Il rappelle que ce site a démarré avec un investissement de 1.000 dollars dans une cité étudiante. Quelque soit ce qui s’est passé ensuite entre les créateurs Eduardo Saverin et Mark Zuckerberg, ils ont osé se lancer à fond dans cette aventure.

2 – Rupture
Le film démarre sur une rupture entre Zuckerberg et sa petite amie. Elle est connue mais je ne veux pas parler de celle là. Facebook est typiquement une rupture technologique qui bouscule tout ce qui existe. D’ailleurs elle est très bien illustrée par les différences d’approche entre Zuckerberg et son associé Eduardo Saverin. Ce dernier fait tout pour entrer dans un final club très fermé promettant un avenir radieux grâce aux relations qu’il procure. C’est l’ancienne méthode. Zuckerberg est aussi obsédé par ces clubs mais ne veut pas se plier à leurs règles et va finalement créer une nouvelle façon d’avoir des relations. Comme toute Disruptive Innovation, au départ cela semble moins efficace mais cela devient une révolution.

**3 – Une bonne idée peut se propager très rapidement mais il faut foncer.
** Mark Zuckerberg a une idée ? Il la développe sur le champ. Mieux il abandonne tout et court la coder. Cette scène fait sourire mais elle est représentative. Zuckerberg fonce toujours même s’il ne sait pas ce qu’il crée réellement. On sourit moins si on pense aux fortunés jumeaux Winklevoss qui ont un projet proche depuis longtemps et se font doubler par un Zuckerberg qui code jour et nuit. Certes ils seront indemnisés de plusieurs dizaines de millions de dollars mais Zuckerberg est lui devenu le plus jeune milliardaire de l’histoire.

**4 – Créer un truc cool peut faire passer son créateur pour quelqu’un de cool même s’il est « con ».
** Pris au pied de la lettre, on pourrait dire que Zuckerberg est un petit con prétentieux et invisible dans le campus qui n’hésite pas à trahir ses amis pour se faire plus de fric. Il débine sur son blog son ex-copine qui vient de le plaquer et crée Facemash pour comparer les filles. Mais avec TheFacebook, le génie invisible et con devient d’un coup un mec courtisé qui se fait « violer » dans les toilettes d’un bar par les premières minettes qui passent et qui décroche des millions chez les investisseurs.

Une dualité qui existe toujours. S’il fascine par ce qu’il a inventé, Zuckerberg dérange par ses prises de position et la gestion de la confidentialité sur e site. Pour tout dire, le film semble hésiter lui même sur qui est Zuckerberg. Il fait un poil autiste au départ, petit con par moment, gamin dépassé par les événements parfois mais génie tout le temps.

Et pour aller un peu plus loin voici un article documenté sur ce qui est vrai ou faux ou cette série d’articles qui donnent pas mal d’infos sur l’histoire de Facebook et les protagonistes de l’histoire.