Attention au marketing de la peur

by bertrand on 21 novembre 2011

Un peu alarmiste la conclusion de l’article sur l’étude IFOP sur le marketing social :

Le marketing social reste donc largement une chimère. Mais, malgré tout, il convient de s’intéresser aux réseaux sociaux lorsque l’on est une entreprise : ces outils sont en effet un lieu potentiel de forte nuisance. 6% seulement y ont critiqué au moins une marque. Mais 25% sont près à relayer des appels au boycott.

Une conclusion qui me rappelle un jury de mémoire portant justement sur ce « marketing de la peur ». Je ne dis pas qu’il ne faut pas se méfier, mais en revanche il faut faire attention à la surmédiatisation des soucis potentiels. Cette dernière permet de vendre de la prestation et des services.

Il faut surtout rappeler que le soucis provient toujours dans ces cas là des comportements de l’entreprise et non des médias sociaux. Quand j’ai critiqué The Kooples sur Facebook ou Twitter c’est parce que j’avais été très mal reçu dans une boutique. Idem pour les grandes marques victimes de boycott numérique qui se font attraper sur des comportements non respectueux des ouvriers, des consommateurs, de la nature ou de leur propres engagements.

Pour éviter les critiques sur Facebook comme ailleurs, soyez bon !

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Quels annonceurs pour l’hyperlocal ?

by bertrand on 17 novembre 2011

Quand le journal La Tribune publie un article qui fâche le patron d’EDF, ce dernier décide de couper son investissement publicitaire dans le journal. Manque à gagner pour le journal : 60.000 euros.

Encore plus vrai au niveau local ?

Un épisode qui prouve par ailleurs la puissance des entreprises sur les groupes de presse qui manquent par ailleurs d’argent. Cet épisode est rendu public, mais l’argument publicitaire est manié à tous les niveaux et très régulièrement. La publicité locale n’y échappe pas.

C’est vrai venant du monde économique, mais aussi venant du monde politique. Un pouvoir d’autant plus renforcé qu’au niveau local les gros annonceurs sont moins nombreux et moins accessibles alors que les collectivités ont de grosses dépenses en communication et ne peuvent les faire que localement.

La PQR peut y faire face en partie surtout quand elle est seule sur son territoire et donc incontournable. C’est bien plus compliqué pour un site hyperlocal, dont le modèle est très fragile.

Quel modèle ?

Pour le média hyperlocal qui cherche des sources de financement la double question est toujours la même : quelles conséquences un article ou une fonctionnalité peut-il avoir sur mes revenus ? Quelles conséquences la signature d’un contrat publicitaire peut-elle avoir sur mon contenu ?

Il peut s’agir d’informations arrondies ou non dévoilées, mais aussi de fonctions limitées. Je pense là notamment aux commentaires dans les cityguides qui peuvent fâcher les magasins achetant la pub. Certains savent trouver votre téléphone quand un commentaire leur déplait.

L’idéal serait alors de pouvoir se passer de publicité. Deux solutions alors :

  • un modèle payant,
  • un modèle financé par des activités annexes.

Je ne crois pas au premier modèle. Le second modèle est une solution si on arrive à combiner les deux dans une même journée. La plupart des sites locaux, y compris aux Etats-Unis, sont tenus par une seule personne.

C’est ce dernier axe que j’ai choisi pour financer Cyberbougnat et proposant des prestations de coaching et accompagnement web sans pour autant faire une croix sur la publicité.

J’ai ainsi en tête une liste noire d’annonceurs à éviter ainsi qu’un portrait type de l’annonceur idéal :

  • marque nationale peu impliquée dans la vie locale (mais difficilement accessible pour le petit support local),
  • marque locale orientée culture ou loisirs (mais souvent pas très riche malheureusement).

D’autres idées ?

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Fait assez rare pour des artistes en vue, le combo électro Birdy Nam Nam gère sa page par lui même. C’est génial pour les fans qui ont un lien plus étroit, une relation plus directe et authentique qu’aucun community manager ne pourra réellement retranscrire.

Birdy Nam Nam

En revanche quand ça dérape et que les critiques fusent ça peut faire mal car le membre du groupe va beaucoup moins bien prendre la critique que le community manager forcément extérieur au truc et payé pour encaissé. Cela ne signifie pas que le community manager prendra bien la critique, il se prépare juste depuis des mois à l’encaisser et à y répondre. Dans tous les cas, il ne se sent pas attaqué sur le bébé sur lequel il veille depuis des années.

Le détachement est difficile quand ça nous touche

Quand le concert de Birdy Nam Nam à Strasbourg a été annulé et remplacé par une session avec Coeur de Pirate dans un festival les fans ont vu rouge et l’ont fait savoir sur la page Facebook. On peut comprendre la déception et les fans n’ont pas été tendres. Normal !

Quand la critique s’enflamme sur une page, un community manager commence par respirer un grand coup, ne répond pas à chaud, pèse ses mots, explique les raisons, répond aux critiques, s’excuse pour les soucis causés et les erreurs commises. Bref il fait le dos rond en serrant les dents et en mettant un peu d’huile dans les conversations.

Mais là DJ Need a pris le feu et insulté tout le monde. C’est humain et instinctif quand vous êtes attaqué sur un truc qui vous tient à coeur depuis des années. Le détachement est difficile dans pareil cas.

Birdy nam nam

Le hic c’est que sur Facebook ça ne passe pas inaperçu avec 250.000 fans. Vous avez le droit de le penser, mais pas le droit de le dire. Depuis, le groupe a revu sa stratégie de communication et s’est excusé.

Birdy nam nam excuses

Quelles conséquences ?

Même si DJ Need a dis à sa manière aux mécontents de ne plus être fan, il est assez probable que cette histoire n’aie pas vraiment de conséquences pour le groupe. C’est un peu comme une dispute d’amourux : par fois les mots dépassent notre pensée mais on s’aiment encore et on se réconcilie.

Les fans qui apprécient le côté humain de la page comprendront ainsi très probablement la réaction instinctive du DJ blessé. Je crois que c’est là tout l’avantage des artistes sur les entreprises et marques. On leur pardonne plus facilement car se sont des humains dont on se sent plus proche, en se disant que si ça se trouve on aurait fait pire…

L’autre question que pose ce cas, c’est la nécessité peut être d’avoir un « community manager pompier » pour pareil cas.

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Evolution des réseaux sociaux

by bertrand on 14 novembre 2011

Analyse de Danny Kronstrom sur l’évolution des réseaux sociaux :

L’individualiste mène à du généraliste et le généraliste mène à l’individualiste. C’est pareil pour l’ère des réseaux sociaux. Les gens s’intéressent à un réseau généraliste comme celui de Facebook, puis se lasse et cherche à découvrir quelque chose d’un peu plus individualiste, comme un nouveau besoin. Puis, après quelques années d’individualisme comme avec MSN, les gens ont de nouveau un besoin de se regrouper dans un réseau plus généraliste. C’est une roue qui tourne lentement étalée sur une douzaine d’années.

C’est ainsi que l’on prédit la baisse de puissance du grand fourretout Facebook et la montée en puissance de réseaux de niche. En tout cas les outils existent.

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Voici une infographie produite par Kiss Metrics qui explore les possibilités du géo-marketing et pourquoi cela va compter de plus en plus à l’avenir.

Kiss metrics location

Points clés

En 2011, 90% des agences marketing américaines déclarent avoir eu des demandes de campagnes publicitaires en ligne avec un ciblage géographique. Ce qui explique que la pub locale devrait augmenter de 255% aux Etats-Unis d’ici 2014. Pas de raison que ce ne soit pas le cas en France, avec un possible léger décalage.

L’utilisation massive de smartphones, qui intègrent tous des GPS, généralise l’utilisation de la géo-localisation même s’il existe encore quelques freins psychologiques. La géolocalisation devient primordiale dans toutes les situations de mobilité.

Se lancer

Il est donc temps de s’y intéresser. Trois idées très simples à mettre en place si vous êtes un commerçant local :

  • utilisez le ciblage géographique dans Google Adwords et n’apparaissez que sur les recherches de votre zone géographique. Le coût est très intéressant et le retour sur investissement devrait être meilleur puisque votre publicité n’apparaît que pour des gens qui peuvent réellement venir chez vous.

  • optimisez votre page entreprise dans Google. C’est elle qui apparait dans Google Maps et dans certains résultats Google pour des recherches associées à une ville. Vous pouvez ajouter des photos et vidéos qui mettent en valeur votre boutique et vos produits, indiquer vos horaires d’ouverture et comment vous contacter. Pour ce faire, recherchez vous dans Google Maps et réclamer la propriété de la fiche de votre boutique.

  • géolocalisez votre page entreprise dans Facebook. Vous pouvez créer une page commerce avec sa position précise, ses horaires d’ouverture. L’application mobile la montrera aux utilisateurs utilisant la géolocalisation. Si vous avez déjà une page fan vous pouvez indiquer vos coordonnées précises et Facebook la géolocalisera.

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