Bertrand Soulier

En direct ;-)

Délocalisation de l'info… locale

Le Spiil, Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne, dénonce la délocalisation de l’info locale. Le Spiil s’appuie sur une enquêtes d’Arrêts sur Image, voir chez Big Browser si vous n’êtes pas abonné, qui montrait que des sites comme Bordeaux.actu, Toulouse.actu ou Lyon.actu sont en réalité basés en Tunisie.

Moi qui répète qu’il est impossible de faire de l’hyperlocal si on est pas sur place, ces sites ont trouvé la parade. Les « journalistes » s’abonnent à toutes les newsletters institutionnelles locales (préfecture, mairie, communauté de communes,…) et se servent des vrais médias locaux pour produire le contenu. Selon Arrêt sur images, les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour. Le Spiil rappelle au passage que les américains avaient déjà fait de même avec de l’info hyperlocale produite aux Philippines.

Le communiqué cite Jean-Baptiste Rey, directeur du développement du site Aqui.fr :

  « Il y a un double scandale : le pillage des sites d’information régionaux et locaux, et la création de sites soit disant d’information dont le but est uniquement de servir de support à de la publicité géolocalisée et de faire gagner de l’argent à la régie Hi-Média. »

Il se trouve que j’avais été moi même approché par Hi-Média concernant Cyberbougnat. La régie soutenait le lancement de Local-Média une offre de publicité hyperlocale et voulait prendre en régie des sites locaux. Je vous laisse lire cet article de presse pour comprendre le positionnement :

Local-média

Nous en avons discuté, l’offre était séduisante et répondait à une vraie problématique tant pour l’éditeur que pour les annonceurs. Le partage de revenus était intéressant, mais le contrat donnant l’exclusivité de la publicité pendant deux ans sans revenu annoncé et garanti m’a refroidi. A l’époque la régie n’était ainsi même pas en mesure de garantir des revenus équivalents à ceux générés par Google AdSense.

Vu le peu de mise à jour du site et du compte Twitter qui n’est pas mis à jour depuis 209 jours me laissait penser que ça n’avait pas marché. Ils sont semble-t-il seulement trouvé un autre moyen d’atteindre la taille critique en terme de visites et implantations.