Bertrand Soulier

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Mots de Syrie

Une école cachée à Alep

The Huffington Post a publié la dernière lettre du photographe Olivier Voisin mort en Syrie en faisant son travail. Sa lettre est assez édifiante sur ce qu’il voit.

La violence est forte. La haine est très forte. Comment peut on entretenir une telle haine ? une telle envie d’aller tuer? J’ai vu des vidéos des habitants de Homs tabassés par les soldats loyalistes, j’ai jamais vu une telle violence et du sang de partout avec des hommes qui pleurent comme des enfants… et les coups qui continuent de tomber que ce soit les pieds, les mains, ou que ce soient les coups de canne qui fait jaillir le sang. Pourtant j’en ai déjà vu pas mal de ce monde de merde. Ces vidéos par leur violence si elles sont confirmées un jour par des témoignages, vu que l’on voit les visages des soldats, c’est le tribunal international. Nous occidentaux croyons ou bien sommes nous éduqués dans cette idée du droit, qu’il est possible de juger des hommes par des hommes. Mais comment le faire avec des gens qui ne croient qu’en la justice divine.

Mais aussi sur comment il vit son métier :

Plus que jamais c’est bien la prière des paras qui me vient à l’esprit à chaque moment de doute : »Mon Dieu, donne moi ce que les autres ne veulent pas, donne moi la bagarre et la tourmente, je Te le demande ce soir car demain je n’en aurais plus le courage ».

Cette mort nous rappelle le prix que certains payent pour témoigner de ce qui se passe dans le monde. Merci à eux.

Vous pouvez voir le travail d’Olivier Voisin) sur son blog.