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L’homme n’est pas une marchandise comme les autres

Posted on novembre 10th, 2006

Nicolas Sarkozy voulait mettre de l’eau dans son vin libéral lors de son meeting de Saint-Etienne mais un lapsus a dévoilé le fond de sa pensée : “L’homme n’est pas une marchandise comme les autres“. Une marchandise pas comme les autres, mais une marchandise quand même donc !

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Filed under Conscience |

7 Responses to “L’homme n’est pas une marchandise comme les autres”

  1. LG Says:
    novembre 11th, 2006 at 22:29

    Est-ce vraiment surprenant de la part d’un type qui veut flinguer les budgets sociaux ? L’humain n’a plus rien à voir dans ce qu’il préconise : service du travail sous-payé et déqualifié obligatoire, répression à tout va sauf des privilégiés (ses copains en fait), bref soumission totale à des milliardaires qui se frottent déjà les mains.

    Et dire que les Français risquent de voter pour lui !

    Finalement, n’a-t-on pas les guignols, euh.. pardon les représentants qu’on mérite lorsqu’on démissionne de tout (famille, nation, luttes sociales…) ? Réflechissez-vite (y’a rien à gagner sauf la démocratie).

  2. Grumeau Says:
    novembre 13th, 2006 at 11:05

    Si il s’agit d’un lapsus, quelle ètait la bonne phrase ..?
    Le peu de réactions suscité par cette déclaration montre que le troupeau est mûr pour se faire tondre…

  3. bertrand Says:
    novembre 13th, 2006 at 16:39

    Il est assez normal que peu de monde réagisse car cette phrase a tout simplement été occultée par les médias. Je l’ai entendu le matin sur Canal+ mais sur aucune autre chaîne, aucun journal et très peu de site de presse. Il suffit de jetter un oeil à google actu pour s’en rendre compte : http://news.google.fr/news?hl=fr&ie=UTF-8&oe=UTF-8&tab=wn&q=sarkozy+marchandise

    Est-ce étonnant ? Non ! Sarkozy est proche de trop nombreux médias et journalistes et la bévue a été ratrappée après coup… dans les rédactions

    Par contre on devrait compter le nombre de fois où la vidéo de Ségolène Royal sur les profs a été reprise. La différence de traitement est flagrante.

  4. Bertrand Soulier » Marchandise suite et fin Says:
    novembre 14th, 2006 at 15:03

    [...] J’en rajoute une dernière couche sur la déclaration de Nicolas Sarkozy sur l’”homme marchandise” mais elle m’est vraiment resté en travers de la gorge. Ce qui me reste le plus en travers de la gorge n’est pas la phrase elle même, non suprenante dans sa bouche, que la manière dont elle a été occcultée. [...]

  5. zam Says:
    novembre 23rd, 2006 at 22:35

    et si au lieu de tirer des conclusions d’une phrase d’un discours d’une heure vous lui demandiez ce qu’il voulait dire au lieu de tirer les conclusions vous même? L’homme dans cette phrase est évidemment un raccourci pour dire “le travail de l’homme” puisqu’il était entrain de parler des délocalisations et de la mondialisation. Qu’est-ce que cette phrase change pour vous qui étiez déjà anti-Sarkozy avant ce discours et qui le seriez resté même si cette phrase n’avait jamais été dite. Ce raccourci est seulement maladroit car il donne de la matière à tous les adversaires du libéralisme. Mais vous avez beau dire ce que vous voulez le travail de l’homme est une marchandise et quand vous allez bossez vous êtes une marchandise puisque’on vous ACHETE!
    Si vous ne voulez pas en être une, alors allez jusqu’au bout de vos idées, proposez de ne pas être payé!

  6. bertrand Says:
    novembre 24th, 2006 at 0:25

    Ce n’est pas l’homme qu’on achète mais son travail. Je produis un travail on me l’achète, mais on ne m’achète pas. Quand certains veulent délocaliser aussi le personnel, ils assimilent leur salarié à une simple machine et donc une marchandise. Mais la phrase ne m’étonne pas d’un homme aussi marqueté qu’un paquet de lessive : vêtements, discours, slogans, publicitaires reconnus, photographes… tout y est.

  7. Marie-Fr Says:
    novembre 24th, 2006 at 15:41

    “Mais vous avez beau dire ce que vous voulez le travail de lâ??homme est une marchandise et quand vous allez bossez vous êtes une marchandise puisqueâ??on vous ACHETE!”"
    Simpliste !!!
    La prostitution, non merci.
    Mon travail peut-être un cadeau offert à ma famille! Une solidarité envers elle et mes concitoyens. Une participation à la construction de la société! Mais en aucun cas mon travail je ne veux le vendre à un entrepreneur qui ne fera que s’enrichir sur mon dos, que participer à la destruction de la planète, à mon asservissement à la surconsommation,à l’avilissement de mon esprit, de mon humanité. Le commerce à tout crin détruit l’homme. L’échange gratuit ou équitable, le cadeau le grandit.
    Sans création gratuite (l’art), l’humanité ne pourra survivre.
    Je refuse absolument cette visionqui nous amènerait sans retour à ce “meilleur des mondes” de Aldous Huxley.

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